Sarah Millet-Amrani, qui a présenté ses travaux de thèse lors du colloque "Reterritorialisation de l'alimentation : quelles contributions à la durabilité des systèmes alimentaires ?" (à retrouver ici), soutiendra publiquement sa thèse :


Nouveaux marchés, nouvelles pratiques ? Le rôle des circuits courts dans l'écologisation des pratiques agricoles


le jeudi 13 février 2020 à 14h30 sur le campus de Montpellier SupAgro

2 place Pierre Viala 34 060, Amphithéatre 208



Résumé de la thèse :

La thèse porte sur les conditions et les mécanismes par lesquels les circuits courts sont susceptibles de favoriser l’adoption de pratiques agricoles plus écologiques. La démarche consiste à analyser les possibilités de changement des agriculteurs selon leur insertion dans les marchés en combinant une analyse microéconomique sous l’angle des capabilités et une approche en sociologie économique à l’échelle des réseaux de transactions. Trois dimensions des marchés sont ainsi privilégiées : (i) les caractéristiques économiques des transactions, (ii) les interactions associées à ces transactions, (iii) les règles de fonctionnement qui les encadrent. Le travail s’appuie sur une enquête de terrain approfondie sur le marché des fruits et légumes en circuits courts à Montpellier en articulant analyse de données quantitatives et qualitatives. La thèse montre que les circuits courts permettent globalement d’alléger les contraintes sur la production et offrent de nouvelles opportunités de valorisation favorisant des processus de transition agroécologique. Néanmoins, si la vente directe se traduit bien par une moindre utilisation de traitements phytosanitaires, les résultats sont moins nets pour les agriculteurs commercialisant en circuits courts avec un intermédiaire. La concurrence et les règles de fonctionnement de ces marchés limitent les possibilités de choix des agriculteurs, menant à des situations d’inertie. Dans le contexte montpelliérain, le marché est composé de plusieurs espaces de commercialisation en circuits courts peu connectés entre eux. L’arrivée de nouveaux dispositifs marchands (commerce engagé, marché participatif, etc…) tend à les décloisonner et introduit de nouvelles règles sur les marchés, agissant ainsi comme de nouveaux leviers pour la transition agroécologique. Cette dynamique est à nuancer en raison du repositionnement d’acteurs des filières longues (grande distribution, marchés de gros) sur un « marché de la proximité » en émergence, prenant appui sur une définition ambigüe de la proximité, entre court et local. La montée en puissance de l’alimentation locale invite alors à approfondir les règles qui pourraient encadrer ce marché de la proximité et construire des conditions favorables au changement de pratiques agricoles.


Jury :

Monsieur Jean-Marc TOUZARD - directeur de thèse - directeur de recherche - INRAE

Madame Marie-Benoit MAGRINI - rapporteur - ingénieur de recherche - INRAE

Monsieur Benoit PREVOST - examinateur - maître de conférences - Université Paul-Valérie Montpellier 3 Madame Yuna CHIFFOLEAU - coDirectrice de thèse - directeur de recherche - INRAE Madame Sandrine MICHEL - examinateur - professeur des universités - Université de Montpellier

Monsieur Bernard Antoine DE RAYMOND - examinateur - chargé de recherche - INRAE

Monsieur Andy SMITH - rapporteur - directeur de recherche - Fondation Nationale des Sciences Politiques (FNSP)

Madame Allison LOCONTO - examinateur - chargée de Recherche - INRAE


Ecole doctorale : EDEG


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