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Scoop : Les fruits et légumes ne sont pas plus chers en circuits courts qu’en circuits longs !

Scoop : Les fruits et légumes ne sont pas plus chers en circuits courts qu’en circuits longs !

Résultats de l’enquête nationale de l’UFC Que Choisir (fin 2022)


L’UFC Que Choisir a mené, grâce à ses bénévoles, une enquête précise à l’échelle nationale pour comparer les prix de vente d’un panier de 17 fruits et légumes de consommation courante entre grandes et moyennes surfaces (GMS) et commerces en circuits courts (commerces physiques, proposant une offre variée et dont au moins 70% des fruits et légumes sont issus de circuits courts). Au total, ce sont 406 points de vente en circuit court dont les prix ont été observés sur le terrain, et plus de 5 000 GMS dont les prix ont été relevés via les sites drives des sept principales enseignes de la grande distribution ((Auchan, Carrefour, Casino, Cora, E.Leclerc, Intermarché et Système U).


Les résultats de cette enquête, menée fin 2022, viennent de paraître dans le numéro d’avril de la revue de l’UFC Que Choisir (n°623), en ce moment en kiosque.


Cette étude montre que le panier de fruits et légumes d’origine France et issus de l’agriculture conventionnelle est au même prix en GMS et dans les magasins en circuits courts, et 15% moins cher en circuits courts qu’en GMS dans le cas d’un panier bio !


Comparaison des prix entre circuits courts et grandes surfaces pour un panier de 17 fruits et légumes conventionnels ou bio. Source: UFC-Que Choisir, n°623.



Cette étude vient ainsi remettre en question la communication des GMS qui vante des prix systématiquement moins chers, dans un contexte d’inflation forte où les consommateurs portent une attention particulière aux prix.


Ces prix attractifs sont, entre autres, le fruit de marges plus faibles et du nombre limité d’intermédiaires entre producteurs et consommateurs (maximum 1 en circuit court). Ils ne se font pas au détriment des producteurs et productrices, qui estiment, au contraire, recevoir « une plus juste rémunération en circuit court », indique Grégori Akermann (sociologue à l’INRAE et animateur de l’Observatoire des Systèmes Alimentaires Territorialisés pour le RMT Alimentation Locale) dans l’article.


On peut également souligner que, sur les produits issus de l’agriculture biologique, les GMS appliquent une marge conséquente de 25% alors qu’en circuits courts la différence de prix entre produits conventionnels et bio est seulement de 9%.


Les chiffres diffèrent tout de même suivant les produits. Ainsi, l’ail ou l’oignon sont 13 à 20% plus chers en GMS alors que les carottes ou les poireaux sont 10 à 20% plus onéreux en circuit court. Des explications peuvent être apportées au cas par cas, avec par exemple des coûts de production moindres pour les carottes qui alimentent les GMS, cultivées en plein champ sur de grandes surfaces, comparés aux coûts de production des carottes issues du maraîchage diversifié sur des petites surfaces, souvent pratiqué en circuits courts.


Pour retrouver des commerces en circuits courts près de chez vous, n’hésitez pas à consulter la carte interactive et collaborative des circuits courts (accès gratuit) réalisée par l’UFC-Que Choisir en partenariat avec l’INRAE.


Nous vous invitons à découvrir cette étude en détail dans l’article d’Elsa Casalegno et Marine Périer-Dulhoste dans le n°623 de la revue de l’UFC-Que Choisir : https://kiosque.quechoisir.org/magazine-mensuel-quechoisir-623-avril-2023/







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