Le groupement des agrobiologistes d'Ille et Vilaine est le grand acteur du développement de la bio sur le département. Via de l'accompagnement technique, sur la réglementation, la transformation, la structuration de filière ou encore la distribution, il accompagne les producteur·trice·s bio d'aujourd'hui et demain.


Ce texte n'engage que son auteure et pas l'ensemble du collectif qui rédige les bulletins.

Dès le début de la crise sanitaire nous avons été sollicité par nos adhérent·e·s pour qui le confinement a entraîné un déséquilibre dans leurs débouchés : restauration collective ou marchés supprimés, etc.    


Lors des premières semaines nous avons travaillé à la transmission d'informations sur les règles sanitaires relatives aux différents débouchés, à la mise en lien de l'offre et la demande ou encore à la mobilisation des collectivités pour le maintien des marchés de pleins vents. 


Il est ensuite venu le temps de réaliser une enquête afin de comprendre : Comment les producteur·trice·s vivaient cet épisode ? Quel était l'impact sur leurs débouchés ? Sur leurs fermes ? Quel était leur ressentis ? 


Les résultats que vous trouverez complet ici, nous donnent une image de la situation en Ille et Vilaine. Mais arrêtons-nous sur quelques chiffres :

Pour beaucoup, l’activité commerciale s’est adaptée au contexte, le vente à la ferme a bien fonctionné tout comme la vente en ligne ou les magasins de producteurs.


Sans surprises se sont les débouchés en restauration collective et restauration commerciale qui ont les plus diminués.


Cette pandémie a mis comme un coup de projecteur sur nos fermes et nos activités de commercialisations. Le consommateur avec son regain d’intérêt nous a surpris les premières semaines. Et il nous a ouvert les yeux sur nos besoins de mise en réseau toujours plus fort. 

Agricultrice bio, Ille et Vilaine


Bien qu’utile d’un point de vue communication, cette pandémie a engendré des difficultés pour les producteurs :

La principale difficulté rencontrée pendant cette période a été la surcharge de travail. Surtout pour la vente directe : un système de paniers en précommande est chronophage comparé au marché classique.


Engendrant alors un épuisement moral, physique et des problèmes de disponibilité auprès des enfants.


35% ont écoulé leurs stocks prématurément, principalement pour les maraîchers se trouvant dans une période creuse de légumes avec une demande importante. Pour atténuer l’écoulement des stocks, certains ont limité les commandes.


Enfin, 1/4 des répondants ont eu des difficultés liées à la garde des enfants.


Cette crise a remis notre métier au cœur de la société. Je n’ai pas compté le nombre de MERCI de la part de nos clients qui passaient au magasin à la ferme. Mais là encore, nous avons du travail à faire pour que notre métier soit mieux reconnu et considéré par les autorités. Aujourd’hui, nos enfants ne sont toujours pas reconnus comme prioritaires pour avoir accès à l’école

Agricultrice bio, Ille et Vilaine


La réalité du confinement pour les producteurs bio d’Ille et Vilaine

« ce sont des journées à rallonge, un manque de temps à consacrer à nos enfants pour le travail scolaire à la maison… Si aujourd’hui le personnel soignant peut souffler après avoir beaucoup donné contre ce virus, nous sommes toujours en pleine action et on ne nous offre pas de solution. »

Agricultrice bio, Ille et Vilaine


Cette crise sanitaire aurait été bien pire, et les retombées économiques et sociales catastrophiques si les producteurs ne s’étaient pas mobilisé pour assurer la continuité de notre système alimentaire.


Pourtant, aujourd’hui encore, ils ne sont pas reconnus comme « personnel prioritaire » aux yeux de l’état.

Illustration : Magasin de producteurs Brin d'Herbe

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